30/07/2008

La méthanisation du fumier... - CO2 et + d'énergie !

La méthanisation de fumier est une demande forte venant d’agriculteurs souvent engagés dans des démarches de qualité.
plutôt que de "dégazer" en atmosphère, on récupère et recycle: moins de CO2 et plus d'énergie donc !

Pour ce type de substrat, non pompable, il est envisagé un procédé de méthanisation en discontinu.
En Europe, les installations de méthanisation fonctionnant en discontinu sont peu nombreuses. Cela est dû notamment aux élevages industriels du nord de l’Europe qui sont principalement sur lisier.

Le changement du prix de vente de l’électricité et de celui produit à partir de biogaz a convaincu les exploitants de se lancer dans la construction.
L’installation a été inaugurée le 21 juin 2008.
Actuellement, l'installation traite les lisiers et fumiers de l’exploitation (1000 t), le fumier de voisins (500 t). Les effluents traités sont ensuite épandus sur les terres de la ferme (65 ha).

méthanisation - Eden

Le biogaz est valorisé en cogénération. la société Eden en France s'est penché dessus.
L'électricité produite est entièrement vendue à EDF et la chaleur est utilisée pour le chauffage des digesteurs, d’un bâtiment lapin et de l’habitation des exploitants.

22/01/2008

Station biologique pour du gaz...c'est possible !

Les sociétés industriels NP Pharm et Naskeo Environnement ont inauguré en 2006 une station biologique innovante, destinée à produire de l'énergie renouvelable à partir d'effluents organiques.
Le procédé innovant utilisé, baptisé Proveo pour Procédé de Valorisation des Effluents Organiques, permet de convertir la matière organique polluante en gaz naturel renouvelable, directement utilisable pour produire de la chaleur et de l'électricité.
Basé sur la fixation de bactéries dépolluantes fonctionnant en l'absence d'oxygène, cette technologie a été développée et brevetée par le laboratoire de Biotechnologie de l'Environnement de l'INRA.

Le procédé, exploité exclusivement par la société Naskeo Environnement, est susceptible d'intéresser plus de 2 000 industries en France dans les secteurs de l'agroalimentaire et de l'industrie pharmaceutique.
un exemple... bio-methanisation

07/05/2007

Le reacteur du moteur à eau: c'est du vaporeformage

Un peu de théorie... ne nuie pas, quand cela permet de comprendre, et se rendre compte que les moteurs type Pantone et autres, ne sont pas des lubies...
Le principe, c'est le vaporeformage, qui consiste à mélanger le carburant et l'eau, tous deux sous forme gazeuse. Dans l'industrie, on utilise des catalyseurs à base de Nickel, d'oxydes de cuivre ou de zinc: chaque catalyseur est spécifique au carburant utilisé.
C'est ce procédé que l'on utilise dans le cas du méthanol, il peut être représenté de manière simplifiée sous la forme de trois équations:

Reac001

Reac002

Reac003

On obtient de l'hydrogène en quantité, qui va se combiner à l'oxygène de l'air injecté pour former de l'eau (entre temps, cet hydrogène est bien un carburant propre, qui ne vient pas du pétrole !)

Le rapport eau/méthanol varie entre 1 et 2, en général on prend 1,5.
Le vaporeformage est un procédé qu'ont choisi certains constructeurs automobiles pour leurs prototypes: en particulier DaimlerChrysler avec la Necar5, Volkswagen avec le projet CAPRI.

C'est un procédé que l'on utilise pour des alcools ou des hydrocarbures légers. La réaction de vaporeformage est endothermique(consome de la chaleur), par ailleurs, les réactifs sont sous forme gazeuse: il faut donc les vaporiser et les amener à la température du reformage (entre 260 et 300°C dans le cas du vaporeformage du méthanol), il faut donc apporter de la chaleur. On peut utiliser un brûleur qui permet d'obtenir cette chaleur par combustion du carburant ou du reste d'hydrogène venant de l'anode.
(Ou la récupération de la chaleur du gaz d'échappement !)

Le problème essentiel vient des temps de réactivité du système en particulier lors du démarrage.
En revanche, le vaporeformage permet d'obtenir les concentrations les plus importantes en hydrogène.