07/05/2007

Le reacteur du moteur à eau: c'est du vaporeformage

Un peu de théorie... ne nuie pas, quand cela permet de comprendre, et se rendre compte que les moteurs type Pantone et autres, ne sont pas des lubies...
Le principe, c'est le vaporeformage, qui consiste à mélanger le carburant et l'eau, tous deux sous forme gazeuse. Dans l'industrie, on utilise des catalyseurs à base de Nickel, d'oxydes de cuivre ou de zinc: chaque catalyseur est spécifique au carburant utilisé.
C'est ce procédé que l'on utilise dans le cas du méthanol, il peut être représenté de manière simplifiée sous la forme de trois équations:

Reac001

Reac002

Reac003

On obtient de l'hydrogène en quantité, qui va se combiner à l'oxygène de l'air injecté pour former de l'eau (entre temps, cet hydrogène est bien un carburant propre, qui ne vient pas du pétrole !)

Le rapport eau/méthanol varie entre 1 et 2, en général on prend 1,5.
Le vaporeformage est un procédé qu'ont choisi certains constructeurs automobiles pour leurs prototypes: en particulier DaimlerChrysler avec la Necar5, Volkswagen avec le projet CAPRI.

C'est un procédé que l'on utilise pour des alcools ou des hydrocarbures légers. La réaction de vaporeformage est endothermique(consome de la chaleur), par ailleurs, les réactifs sont sous forme gazeuse: il faut donc les vaporiser et les amener à la température du reformage (entre 260 et 300°C dans le cas du vaporeformage du méthanol), il faut donc apporter de la chaleur. On peut utiliser un brûleur qui permet d'obtenir cette chaleur par combustion du carburant ou du reste d'hydrogène venant de l'anode.
(Ou la récupération de la chaleur du gaz d'échappement !)

Le problème essentiel vient des temps de réactivité du système en particulier lors du démarrage.
En revanche, le vaporeformage permet d'obtenir les concentrations les plus importantes en hydrogène.